Depuis près de six mois, je construis seul une structure agentique : trois agents IA, une mémoire commune et plus de deux cents skills, pour une cinquantaine d’euros par mois. Le 20 octobre, pour la première fois, tout a joué ensemble, et c’est cette journée, avec tout ce qu’elle a demandé avant, que les tutos sur les agents IA ne montrent jamais.

Ce que les tutos sur les agents IA coupent au montage

Vous les avez sûrement vues passer. Des vidéos qui promettent un business automatisé en un après-midi : un agent IA qui écrit vos posts, un autre qui répond à vos clients, un troisième qui construit votre site pendant que vous dormez. Vingt minutes, trois clics, un sourire face caméra.

Ces vidéos montrent un geste réel, mais elles montrent le dernier, celui qui marche, et coupent tout le reste au montage : la mémoire qu’il a fallu construire pour que l’agent sache qui vous êtes, les règles qu’il a fallu écrire pour qu’il arrête de refaire les mêmes erreurs, les soirs où rien ne fonctionne et où l’on se demande si l’on n’est pas en train de perdre son temps.

« Les tutos ouvrent la porte. Ils ne montrent pas la maison. »

Brendan Tangi · fondateur de Dxsigner

Alors je vais vous montrer la mienne, avec ce qu’elle coûte en euros, ce qu’elle coûte en heures et les pannes qui vont avec. Je suis designer, chercheur et autodidacte : le développement, la 3D, la musique assistée par ordinateur, je les ai appris seul.

J’ai abordé les agents IA de la même façon, en partant de zéro sur ces outils, comme tout le monde face à des technologies aussi récentes.

Le 20 octobre, l’orchestre a joué

[6 h 30] Ma journée commence devant mon ordinateur, dans Telegram. Hermes y dépose les posts prévus pour mes réseaux, et je les valide ou je les corrige un par un : changer une image, en faire refaire une autre, reprendre un texte, ajuster les hashtags, et au passage peaufiner un workflow.

C’est la partie créative, celle que je garde ; la mise en forme pour chaque réseau et la publication suivent ensuite toutes seules. Seul, ce travail-là m’aurait déjà pris une matinée, parce que chaque texte et chaque image sont adaptés à chaque réseau.

[8 h 00] Je passe au chantier du site. Le plus gros se fait dans la matinée, en pleine concentration :

  • [9 h 16] La captation newsletter refaite, avec une boîte d’inscription dans le pied de page et des fenêtres d’abonnement selon les pages.
  • [10 h 19] L’en-tête et sa nouvelle barre, des boutons pour la prise de rendez-vous et des icones pour mes réseaux manquant.
  • [11 h 52] L’accueil et sa nouvelle section de présentation, avec un portrait qui se retourne au survol et des onglets.
  • [13 h 13] Une fenêtre d’inscription au webinaire posée sur ma page conférencier, et le maillage entre les pages avancé.
  • [13 h 42] Le gestionnaire de modèles du site, rangé.
  • [14 h 14] Mon design system, resynchronisé avec l’outil de conception.

[Pause] Déjeuner, puis une sieste.

[15 h 47] Je reprends pour finaliser un article complet, écrit et publié dans la journée, avec un mini tutoriel vidéo animé et un générateur de lien intégré à la page. Codex l’écrivait quand ses quotas sont tombés : pas de panique, Claude Code a repris la session et l’a terminé. Cassé à la publication par une erreur d’écriture, l’article a ensuite été reconstruit, puis contrôlé pour son indexation dans Google.

Et pendant toute cette journée, les posts validés à l’aube partaient sur mes réseaux, sans que j’y touche.

Et surtout, rien de tout cela ne s’est fait dans la tension. Pas de journée de bureau marathon, pas de stress ni de casse-tête : de la musique en fond, des pauses pour jouer avec mon chien, des chaussons aux pieds. J’orchestre, je n’exécute plus. Je donne la direction, je valide, je corrige, et le travail avance avec une fluidité que je n’avais jamais connue.

Des journées et des semaines aussi chargées, j’en ai pourtant fait beaucoup, seul, avant ce système. Même quand je m’y amusais, c’était bien plus long, plus dur, et chaque problème devenait un casse-tête à résoudre à la main.

Vingt sessions de travail, toutes archivées. Devant ce résultat, je me suis posé une question simple : sans mon système agentique, seul avec mes connaissances, combien de temps m’aurait-il fallu ?

Je l’ai posée à l’agent qui venait de passer la journée à travailler avec moi, Claude Code, puisqu’il était lui aussi dans la boucle. Sa réponse : environ deux semaines de travail, pour moi seul.

C’est une estimation, pas une mesure, mais je la trouve juste. Et il est allé plus loin : pour bâtir l’ensemble du système, et pas seulement cette journée, une agence aurait dû mobiliser toute une équipe pendant des centaines de jours de travail ; j’y reviens plus bas avec ses chiffres.

Toute une équipe, face à un homme seul dans son bureau, en chaussons, avec une sieste au milieu. Cette journée doit d’ailleurs tout à ce qui avait été construit pendant les mois précédents.

Vu de dos, Brendan Tangi dirige depuis un podium doré un orchestre de robots musiciens en argent, cuivre et or dans une salle de concert violette.

Une structure agentique : les pièces de l’orchestre

Ce que j’ai construit porte un nom un peu technique : une structure agentique. C’est une organisation dans laquelle plusieurs agents IA spécialisés partagent une mémoire, des méthodes et un cadre commun, sous la direction d’un humain. Un agent IA, lui, est une intelligence artificielle qui ne se contente pas de répondre : elle agit. Elle lit des fichiers, en écrit, lance des commandes, modifie un site, enchaîne des étapes vers un objectif.

Pour en parler simplement, j’utilise l’image d’un orchestre.

« Ce n’est pas en optimisant un seul levier qu’on change le monde, c’est en orchestrant la symphonie complète. »

Brendan Tangi · fondateur de Dxsigner

Les musiciens : trois agents IA

J’ai trois musiciens principaux. Claude Code et Codex jouent la même partition : ils partagent les mêmes skills et savent faire les mêmes choses, du site au design system en passant par les visuels, si bien que je choisis l’un ou l’autre selon la session, le projet ou les quotas de mes abonnements. Hermes, enfin, tourne seul sur un serveur, jour et nuit. C’est lui qui prépare chaque semaine les posts à partir de mes articles, me les envoie pour validation, puis les fait publier.

Claude Code et Codex peuvent prendre la relève l’un de l’autre, comme on l’a vu à 15 h 47 : quand les quotas de Codex sont tombés en plein article, Claude Code a repris la session, grâce à la mémoire et aux skills, et l’a terminé. Hermes, lui, tient sa partie en continu, et c’est leur ensemble qui compte.

Le pupitre : un second cerveau que tous lisent

Un musicien sans partition joue ce qui lui passe par la tête. C’est ce que fait une IA sans mémoire : à chaque nouvelle conversation, elle repart de zéro et vous réexplique votre propre métier.

Mon pupitre, c’est mon second cerveau : un coffre Obsidian où vivent mon identité, mes méthodes, mes offres, mes projets et l’archive de chaque session de travail. Tous les agents le lisent. Quand Hermes prépare un post, il lit l’article dans ce coffre. Quand Claude Code reprend le site, il lit ce qui a été fait la veille.

Le coffre compte aujourd’hui plus de trois mille notes, et c’est cette partition commune qui permet aux trois musiciens de jouer la même œuvre.

Les instruments : plus de deux cents skills, appelés d’un coup de baguette

Un agent IA sait faire beaucoup de choses, mais il ne sait pas les faire à ma façon.

Pour ça, il y a les skills : des fiches de savoir-faire qui disent à l’agent comment réaliser une tâche précise, avec mes règles, mes exigences et mes pièges connus. Comment rédiger un article dans ma voix. Comment construire une page de mon site. Comment préparer une étude de mots-clés.

J’en utilise aujourd’hui plus de deux cents, certains fabriqués par moi, d’autres rapportés d’ailleurs puis adaptés. Pour en appeler un, je tape une barre oblique / suivie de son nom /dx-* : c’est mon coup de baguette, et le bon instrument se met à jouer.

La salle : n8n et un serveur

Un orchestre a besoin d’une salle. La mienne, c’est un petit serveur loué chez Hostinger, sur lequel tournent Hermes et n8n, un outil d’automatisation qui relie les services entre eux : publier sur un réseau, téléverser une image sur le site, me prévenir sur Telegram.

C’est aussi par Telegram que je valide ou que je corrige ce que l’orchestre s’apprête à jouer en public, car rien ne part sans mon accord.

Le diapason : le Protocole Harmonie

Reste la pièce la plus discrète, que je considère pourtant comme la plus importante.

Avant de jouer, un orchestre s’accorde sur une seule note, donnée par le diapason. Sans elle, chaque musicien peut jouer juste dans son coin et l’ensemble sonne faux quand même. Avec plusieurs agents IA, c’est la même chose : chacun peut produire une réponse correcte, et l’ensemble peut pourtant partir dans des directions qui se contredisent.

Mon diapason, c’est le Protocole Harmonie, une méthode que j’ai formalisée et publiée dans un livre blanc en février 2026. Chaque agent reçoit, avant tout le reste, deux directives : servir la vie de ce sur quoi il travaille, et chercher la configuration la plus harmonieuse, celle qui demande le moins de friction à l’humain qui l’utilise.

Dans les tests rapportés dans ce livre blanc, menés avec ChatGPT, Claude et Gemini, la cohérence des réponses est estimée en hausse de plus de 40 %. Il s’agit d’une estimation de terrain, que le livre blanc présente d’ailleurs comme telle, et non d’une étude académique. Au quotidien, en revanche, je le sens : des réponses plus justes, moins d’allers-retours, des chemins plus courts entre ce que je veux et ce que j’obtiens.

Dans un orchestre, c’est d’ailleurs l’humain qui accorde : le protocole fait de moi un accordeur plutôt qu’un simple donneur d’ordres.

Un violoncelle en bois vivant, au cordier en forme d’arbre-diapason doré, prend racine dans une clairière qu’un ruisseau entoure avant de revenir à son pied.

Un écosystème, pas une pile d’outils

Si je m’arrêtais là, vous pourriez croire que j’ai simplement empilé des outils. Trois abonnements, un serveur, un logiciel de notes. N’importe qui peut faire la même liste.

La différence n’est pas dans la liste. Elle est dans la façon dont les pièces se nourrissent les unes les autres.

Mon second cerveau nourrit les skills : chaque skill lit mes méthodes et mes règles dans le coffre. Chaque session de travail nourrit le second cerveau : à la fin, elle est archivée, et la suivante repart de là. Chaque article nourrit les posts : quand j’en publie un, il reçoit un brief de diffusion que Hermes reprend le jeudi pour préparer la semaine. Et chaque panne nourrit une règle : quand quelque chose casse, la correction ne reste pas dans ma tête, elle s’écrit dans le skill concerné, pour que plus aucun agent ne refasse l’erreur.

Ainsi, rien ne se perd, et chaque sortie du système devient l’entrée d’un autre travail.

Ce principe vient du D.R.C : Le Design Régénératif Circulaire, la méthode sur laquelle je travaille depuis 2009 pour concevoir des produits, des modèles d’affaires et des lieux qui referment leurs boucles de matière et d’énergie, au lieu de produire des déchets et qui régénèrent leur écosystème.

Je l’ai simplement appliquée à ma propre entreprise. Ce que je conseille de faire avec la matière, je l’ai fait avec l’information : une boucle fermée où le travail d’hier devient le terreau du travail de demain. C’est comme ça que fonctionne un écosystème vivant.

Une forêt ne jette rien. Elle recycle tout, et c’est pour ça qu’elle devient plus riche avec le temps au lieu de s’épuiser.

Brendan Tangi, en blouse blanche, creuse à la gouge la table d’un violon à son établi, un diapason doré posé près des copeaux, devant un mur d’instruments inachevés.

Chef d’orchestre et luthier à la fois

Cette architecture, il a pourtant fallu la construire, et c’est la partie que les tutos coupent toujours.

Au départ, j’avais l’idée de la symphonie, mais je ne savais pas quels instruments allaient la jouer. Pire : la plupart de ces instruments n’existaient pas. Il a fallu les fabriquer, un par un, à la main.

J’étais chef d’orchestre et compositeur, mais j’ai dû devenir luthier en même temps.

Et pendant tout ce temps, une question revenait : est-ce que tout cela va marcher ? On fait des essais rapides, un skill ici, un agent là, une automatisation qui tourne une fois. Mais on n’utilise jamais tout ensemble. Puis vient un moment de vertige : beaucoup de musiciens sont prêts devant soi, chacun a été testé, et aucun n’a encore vraiment joué une note avec les autres. Il reste des petits ajustements par-ci, par-là, et l’on ne sait pas encore si la musique viendra.

Ce chantier ne s’est pas fait d’un bloc. D’avril à août, c’était la lutherie : installer, configurer, apprendre, fabriquer les skills, avec des pauses, parfois longues. La création a vraiment commencé en septembre, avec la nouvelle version de mon site. Le nombre de sessions de travail archivées chaque mois raconte cette histoire mieux que moi :

Graphique en barres coloré par niveau d’activité des sessions de travail archivées en 2026 : 35 en avril, 73 en mai, 7 en juin, 62 en juillet, 28 en août, 106 en septembre et 151 en octobre au 21.
Graphique en barres coloré par niveau d’activité des sessions de travail archivées en 2026 : 35 en avril, 73 en mai, 7 en juin, 62 en juillet, 28 en août, 106 en septembre et 151 en octobre au 21.

En trois semaines d’octobre, il y a déjà plus de sessions que dans n’importe quel mois entier. Je n’ai pourtant pas triplé mes heures de travail ; l’orchestre joue enfin, tout simplement.

Hermes, pris dès sa sortie

Le plus dur a été Hermes, que j’ai adopté au tout début de sa sortie et qui me l’a fait payer.

L’installation a demandé du temps et de l’apprentissage, avec l’aide de l’IA elle-même et de tutoriels vidéo. J’ai d’abord essayé des interfaces de bureau créées par des utilisateurs sur GitHub, pour ne pas piloter Hermes uniquement en ligne de commande : échec, la première a planté dès son lancement. Le moteur, lui, était stable, mais l’utiliser au quotidien restait pénible.

En mai, déplacer Hermes vers une nouvelle installation sur le serveur a échoué deux fois avant de réussir au troisième essai, le soir même. Puis les mises à jour se sont succédé, et plusieurs ont tout cassé : une en juin qui ne s’appliquait pas, une autre qui faisait redémarrer Hermes en boucle, une en juillet qui a rendu toutes ses interfaces inaccessibles à cause d’un changement d’authentification non annoncé.

En septembre, l’application de bureau officielle a refusé pendant deux jours de se connecter au serveur, avant que la solution se révèle simple.

Il y a même eu des semaines où je l’ai laissé de côté. Aujourd’hui, Hermes a une application de bureau native et complète, connectée à mon serveur, et c’est devenu un musicien sur lequel je compte chaque semaine.

Apprendre aux agents à construire un site avec Divi

Le second chantier difficile a été mon site. Il tourne sous WordPress avec Divi, un constructeur de pages, et il a fallu apprendre aux agents à s’en servir proprement : d’abord avec Divi 4, puis avec Divi 5, qui transforme la façon dont les pages sont construites. Mes premiers skills Divi datent d’avril. L’accueil de la nouvelle version n’a été terminé qu’en septembre.

Entre les deux, beaucoup de pages refaites, de styles qui partaient dans tous les sens, de blocs réinventés à chaque fois. C’est là qu’est né mon design system : une source unique pour les couleurs, les typographies et les composants, pour que les agents arrêtent de réinventer chaque bloc et puisent dans une bibliothèque commune.

Enlever de la matière ici, en rajouter là

C’est peut-être le geste le plus juste pour décrire ce travail. Un luthier fabrique un violon par petites touches : il enlève un peu de bois ici, en rajoute là, écoute, puis recommence.

Chaque skill est passé par là.

Le 20 octobre justement, un agent a publié un article en oubliant une étape d’écriture qui protège le contenu : la page est sortie cassée. Je l’ai reconstruite, puis la règle s’est ajoutée au skill concerné. Le même jour, le plan du site n’affichait pas la nouvelle page parce qu’un cache était périmé : nouvelle règle.

Aucune de ces pannes n’est grave en soi, mais c’est leur somme, transformée en règles, qui fait la différence entre un système qui marche une fois et un système qui tient.

Combien coûte vraiment une entreprise pilotée par des agents IA

Parlons argent, puisque c’est souvent là que les promesses commencent.

En outils, tout ce que je viens de décrire me coûte une cinquantaine d’euros par mois. Un abonnement Claude Pro, qui me donne Claude Code. Un abonnement ChatGPT Plus, qui me donne Codex. Et un serveur virtuel chez Hostinger, une formule KVM 2 à 8,49 € par mois sur un an, qui fait tourner Hermes, n8n et mes outils vidéo. Si vous voulez la même base, voici mes liens d’affiliation : le serveur que j’utilise ou l’accueil de Hostinger. Ils vous donnent 20 % de réduction et me reversent une commission : c’est aussi une façon pour vous de soutenir mes recherches.

Et si une agence avait construit ce système ?

J’ai demandé à mon agent d’aller au bout de l’exercice : estimer le temps qu’une équipe mettrait à livrer l’ensemble, c’est-à-dire le second cerveau, les skills, le design system, le nouveau site et l’automatisation de la publication sur tous les réseaux. Le résultat tourne autour de 350 à 550 jours-homme. Multiplié par des taux journaliers d’agence, cela représente entre 300 000 et 600 000 €. Commandé à un grand cabinet de conseil, avec ses tarifs et sa gestion de projet, on pourrait monter jusqu’à 1,5 million d’euros. C’est un ordre de grandeur, pas un devis. Moi-même, avant sa réponse, j’aurais dit cent mille euros à la louche. L’écart montre surtout une chose : on sous-estime énormément ce qu’il y a derrière un système qui a l’air simple.

Le vrai prix

Cinquante euros par mois contre plusieurs centaines de milliers d’euros : présenté ainsi, cela ressemble à un miracle, alors que la différence, je l’ai simplement payée autrement. En près de six mois de conception, par vagues. En charge mentale, parce qu’un système porté par une seule personne repose entièrement sur cette personne. En solitude, parce qu’il n’y a personne à qui demander pourquoi Hermes ne redémarre pas un mardi soir. Et en compétences, parce qu’il faut savoir réparer ce que l’on a construit, sinon tout s’arrête à la première panne.

L’outil n’est pas cher. C’est la conception qui a de la valeur.

Une femme blonde en robe noire à roses rouges et lys blancs prend un violon sur une chaise vide, au bord d’une scène où répète un orchestre peint en violet.

Par où commencer votre propre orchestre

Je ne vais pas vous promettre que vous ferez la même chose en un week-end. Ce serait refaire exactement ce que je reproche aux tutos.

Mais vous pouvez commencer petit, et dans le bon ordre.

  • Une mémoire. Avant de chercher le meilleur agent IA, donnez-lui quelque chose à lire : qui vous êtes, ce que vous vendez, comment vous travaillez. C’est votre premier pupitre.
  • Une règle. La prochaine fois qu’une IA vous fait refaire une correction déjà demandée, écrivez cette correction quelque part où elle la relira. Vous venez de faire votre premier geste de luthier.
  • Une boucle. Choisissez un seul travail que vous refaites chaque semaine, et faites en sorte que ce que vous produisez nourrisse la fois suivante. Votre premier écosystème commence là.

Ces trois gestes forment le premier instrument, et c’est ainsi que tout orchestre commence.

Un pupitre prêt à jouer : DX Second Brain IA

Le pupitre est la pièce que j’ai mis le plus de temps à construire, et c’est aussi celle que je peux le plus facilement vous transmettre. J’en ai tiré un pack de dix skills, celui-là même qui fait tourner mon coffre : dx-vault-init crée en quelques étapes l’architecture complète d’un second cerveau dans Obsidian, dx-source vous pose les questions dans une interface HTML qui le remplissent avec votre identité, vos méthodes, vos offres et vos projets, dx-skin l’habille à votre image, puis dx-memoire, dx-capture, dx-triage et les autres le font vivre au quotidien, session après session. Vous obtenez un coffre qui vous ressemble, que vous pilotez avec l’IA de votre choix, depuis Obsidian, en ligne de commande, à distance ou avec une IA locale, selon le niveau de maîtrise que vous voulez garder sur vos données.

C’est le cœur de DX Second Brain IA, la formation que je prépare : construire dans Obsidian un copilote IA nourri par vos propres connaissances, vos méthodes et vos projets, puis apprendre à le faire évoluer avec vos agents, accordé par le Protocole Harmonie.

Je travaille aussi à un installateur qui fera en une seule passe ce qui demande aujourd’hui plusieurs étapes : télécharger Obsidian, installer les plugins utiles et initialiser le coffre. Mon objectif est qu’il soit prêt pour l’ouverture de la formation.

La formation n’est pas encore ouverte. Pour être prévenu de son lancement, et découvrir d’ici là ce qu’un second cerveau peut changer dans votre façon de travailler, la page de la formation vous attend, avec sa liste d’attente.

Sources

Signature et transparence

Brendan Tangi, fondateur de Dxsigner, chercheur en Design Régénératif Circulaire depuis 2009

Conception, direction éditoriale et artistique : Brendan Tangi

Ce contenu a été élaboré avec l’assistance d’une IA, guidée par le Protocole Harmonie que j’ai développé et par mes repères d’écriture. J’en porte la réflexion, les positions défendues et les choix finaux ; l’IA a contribué à sa structuration et à sa rédaction. J’assume le contenu publié. Cette collaboration est une mise en pratique du Protocole Harmonie.

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